Les bienfaits du sport pour une personne aveugle

Submitted by nacha on Thu, 03/01/2018 - 16:07
Le sport comporte beaucoup d’aspects positifs. En effet, faire du sport pour une personne handicapée de la vue est important, car la cécité la détourne des activités physiques et de la culture du corps.
Bouger l’aide à lutter contre la sédentarité et les risques découlant de l’immobilisme, lui permet d’acquérir une indépendance de mouvements et une résistance physique capitale pour appréhender le monde extérieur.

Toute personne handicapée doit surveiller sa santé plus que les autres. Elle dépense plus d’énergie par ses efforts de concentration et de tension nerveuse. Le corps de l’enfant, vif et plein de spontanéité, s’alourdit peu à peu s’il n’entretient pas sa souplesse, son agilité, et s’il ne se forge pas une musculature.

Cette capacité de mouvement dans l’espace est nécessaire à ceux qui souffrent du «  mal de la vue  ».

Le sport qui aide à la maîtrise du corps améliore simultanément les qualités psychiques et les rapports à autrui. Il n’est pas un dressage du corps, mais le résultat d’un apprentissage. Tout effort physique engendre un plaisir, une détente, et un renouvellement du tonus bénéfiques. Il suffit que le programme sportif des personnes malvoyantes tienne compte de leurs difficultés psychomotrices, des attitudes corporelles souvent mal intégrées, des déséquilibres et de la mauvaise coordination ainsi que de la compréhension autre de l’espace et des déplacements pour voir toute crainte disparaître !
 
Quoi qu’il en soit, le sport développe l’audace de ces sportifs aux yeux clos et mi-clos, les pousse à explorer de nouvelles perceptions. Prendre des risques est important pour une personne voyante, mais plus encore  pour une personne malvoyante ou non-voyante. Si elle ne s’initie pas au danger, et c’est là un des rôles de l’éducation physique et sportive, elle n’osera que difficilement affronter la vie extérieure et préférera rester chez elle.

« Apprendre la vie pour un aveugle, c’est garder une prudence permanente, un état de vigilance qui doit devenir chez lui une seconde nature. Il pourra ainsi oser pour agir, et progresser pour mieux vivre. A cette vigilance s’associe la mémoire ou, plus exactement, les mémoires tactile, olfactive, sonore, la mémoire des choses rencontrées, identifiées au hasard de la vie courante, qui constituent l’expérience à partir de laquelle on devient audacieux. Mais l’audace ne se dissocie jamais de l’attention et, en ce sens, la découverte d’un nouveau milieu est intéressante pour apprendre à sauvegarder cette attention quelles que soient les difficultés nouvelles.
Merveilleuse école que celle qui cultive l’attention, car un aveugle distrait est un être en danger. »
Ecrit par Albert Séverine, Enseignante d’activités physiques adaptées

Tiré du site de l'ARPA
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