L'apprentissage d'un sport sans la vue

Submitted by nacha on Thu, 03/01/2018 - 16:05

L'apprentissage d'un sport n'est pas le même pour un aveugle qui a vu, que pour un aveugle qui n'a jamais vu. En effet, un non-voyant qui a vu peut faire référence à des repères visuels et a une meilleure perception de l'espace, contrairement à un non-voyant de naissance, pour qui il est plus difficile de s'orienter.

A ski par exemple, le moniteur doit faire très attention aux explications qu'il donne et être très précis. Un aveugle n'a pas la même notion d'une montagne qu'un bien-voyant. Une montagne pour lui peut très bien être confondue avec le fait de skier, ou de faire du tandem...

Pour apprendre à skier à un bien-voyant, il suffit de montrer visuellement ce qu'il doit faire. Pour un aveugle, l'apprentissage du sport est quelque peu différent.

Cet apprentissage se fait essentiellement par le toucher et par la voix. Le moniteur met l'aveugle dans la bonne position et lui explique ce qu'il doit faire. La grande difficulté est qu'un non-voyant ne peut pas visualiser à quoi il doit arriver.

Ce qui complique également, c'est l'équilibre. En effet, pour le ski, par exemple, à chaque fois que l'on change de position, l'équilibre change un peu lui aussi.

Le handicapé de la vue emploie beaucoup les sensations. A ski, il sent s'il arrive sur une bosse, si la pente devient plus raide... En ski nautique, il se rend compte s'il arrive sur une vague quand ses doigts de pieds montent par rapport au talon.

Apprendre à faire du sport à un non-voyant demande une certaine imagination de la part du moniteur. Il ne peut pas se contenter de dire : "Regardez comme je fais !" Il lui faut trouver des exercices : par exemple pour apprendre à sentir les carres à ski.

Un handicapé de la vue a plus de difficultés qu'un bien-voyant à apprendre un sport. Il lui faudra plus de temps et sa manière d'apprendre est quelque peu différente que pour un valide. Mais cela ne les empêche heureusement pas de faire du sport !!!

 

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